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Timbres-postes et monnaie de nécessité au Danemark

Par Jørgen Sømod    |   Samedi le 22 février 1997

Avec la Deuxième Guerre mondiale, le prix du cuivre a monté en flèche, ce qui a amené les pièces mineures en bronze du Danemark de 1, 2 and 5 øre (Y46, 47 et 48) à disparaître de la circulation. Le 6 février 1941, il fut émis des pièces de 2 et 5 øre en aluminium (Y52, 53), mais, mystérieusement aucune pièce de 1 øre. Les besoins pour cette pièce sont devenus catastrophiques au Danemark, mais le 13 mai, on pouvait lire dans les journaux danois que deux manufacturiers de radio, Always Radio et Magnavox Radio, ont mis sur le marché des timbres encastrés de 1 øre pour un coût équivalent à la valeur faciale du timbre. Ils étaient faits d’une pièce de carton avec de la publicité et portaient un timbre enveloppé dans du cellophane.

Rapidement, plus de 1,000 firmes ont émis leurs propres timbres-postes encastrés. Des plus grandes firmes avec des productions industrielles jusqu’aux petites entreprises qui produisaient elles-mêmes à l’aide de tampon encreur. En septembre 1941, les nouvelles pièces de 1 øre, maintenant en zinc (Y 51) furent émises, mais les timbres encastrés furent émis jusqu’à la fin de l’année.

Selon les ventes supplémentaires de timbres, on peut penser que 8,2 millions de timbres encastrés furent émis.

Un des timbres avec publicité, émis entre le 13 mai et le 15 septembre 1941, était pour la traduction d’un livre de René de Chambrun, J’ai vu la chute de la France intitulé en danois Jeg saa Frankrig falde. Il fut d’abord publié le 26 février 1941 à Copenhague et la publicité parle de la 6e édition et le nombre de 14 000 copies déjà imprimées. Le livre raconte la guerre entre la France et l’Allemagne en 1939-1940 tel que vu par un officier français. On y lit des mots très durs sur l’effort de guerre insuffisant de la France. René de Chambrun était aussi avocat et avait Gabrielle Chanel comme cliente. La publicité montre la page couverture imprimée en rouge, bleu et noir. Le nom de l’auteur peut être imprimé de deux façons et il y a 6 variantes dans les flammes, totalisant ainsi 12 variétés mineures de ce type de monnaie de nécessité. Certaines de ces pièces sont sans cellophane, mais les libraires de tout le Danemark, qui distribuaient ces pièces comme change, fabriquaient souvent leur propre emballage en cellophane.