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La banque à pitons

Par Lightw4re    |   Mardi le 9 août 2005

Consacrée à la production et au commerce du bois, puis de la pulpe, du carton et du papier-journal, la compagnie Price fondée en 1816 par William Price, possédait des actifs considérables et employait des milliers d'ouvriers.

Banque à pitonsElle adopta de bonne heure un papier-monnaie que le peuple finit par appeler la banque à pitons. Par contre, aucun registre de l'entreprise n'employa ces termes, mais on peut y lire à de nombreuses fois Bons orders, Bon account et Store orders. La première mention de ces mots dans les cahiers de comptes est de l'année 1839 et la dernière autour de 1878.

Les bons furent utilisés dans la majorité des établissements de Price, comme à Chicoutimi, Québec, Rivière-du-Loup, Île-Verte, Bersimis, etc. Par contre, on ne voit aucune mention de ce genre pour les établissements de Rimouski, Métis, Saint-Vallier, Saint-Thommas et New-Liverpool.

Pour l'impression de ces bons, la compagnie importa un papier spécial d'Angleterre et c'est à Québec que divers imprimeurs, à tour de rôle, effectuèrent le travail. Avant 1860, l'ensemble des bons furent en noir et blanc. Après cette même date, quelques bons furent imprimés en deux couleurs.

Les bons furent en signes britanniques : shillings, pence, jusqu'en 1863, où l'on adopta les dollars et les cents. Après les bons de 20, 10, 5 1/3, 7 ½, 4 ½, 3 et 6 shillings, il y eu donc des bons de 2 et 4 $ ainsi que des bons de 0.50, 0.25, 0.20, 0.10, 0.05, 0.12 ½.

Lorsque des bons perdaient leur forme par déchirures involontaires des ouvriers, la compagnie Price les ramenait afin de renouveler les provisions.

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